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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /2008 11:15

   Les Pokémons. Ces êtres désués qui ont fait autrefois la joie des petits et la peine des instituteurs. Paraîtrait même que c'était pédagogique, parce que retenir le nom des 150 monstres, leurs attaques, leurs caractéristiques, etc. ca faisait travailler la mémoire. 
   Peut-être le plus frappant, avec le recul, c'était leur moyen de communication. Pikachu ne savait dire que "Pikaaaaa! Chu...", Carapuce que "Cara...Carapuce!" et de même pour tous les autres -Miaouss étant l'exception télévisée- . Et pourtant, il se comprenait très bien entre eux ! Ce qui laisse supposer que chaque Pokémon connaissait instinctivement 149 autres languages que le sien, et je ne parle que du premier opus. Il comprenait également les humains, toutes langues confondues, car le jeu s'est étendu très vite sur le plan mondial. Souvenez-vous de sacha qui parlait à sa souris electrique jaune, qui le comprenait très bien.
   Ce sont cependant des êtres très feignants. Ils parlent toutes les langues, mais ne font l'effort de ne dire qu'un mot. Leur nom. Plus que de la paresse, les pokémons faisaient preuve d'égocentrisme. Comme si seul leur nom était important, et qu'à lui seul il suffisait à exprimer toutes les émotions, les sensations, tous les messages qu'ils voulaient faire passer. Comme un besoin d'individualité dans ce monde rempli de créatures semblables.
   Le Pokémon cache en réalité, derrière une culture impressionante, un grand manque de confiance en soi... 

Par Donif - Publié dans : Dix verres et un peu plus...
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /2008 23:28

 

Les jolies lunettes dorées tombèrent sans éclat sur le bloc de marbre froid. La deuxième attaque la laissa déjà morte. Le cinéma avait su différencier un esprit masculin d’un esprit féminin, ce qui rendit la volonté de faire couler le sang inutile. Les premiers clivages apparurent peu après, sans savoir qui de l’amertume ou de la journée les avaient apportés.

Au sol, le visage de Mary arborait son inébranlable sourire, que même sa fatigue au poignet qui l’avait pourtant empêché de finir sa biographie ne lui avait pas ôté. Près d’elle, une immense bibliothèque avait été taillée dans un arbre en chêne dont on pouvait encore admirer les racines droguées d’hallucinogènes, comme oubliant la matinée.

Voilà douze ans que les masques hideux n’étaient pas sortis, douze ans que l’année chinoise du Rat n’avait pas fait de victime, et que la catapulte loufoque ne s’étaient pas enraillée. Tout endimanché qu’il était, le tireur se retrouva fort dépourvu devant ces technologies nouvelles. Avec l’oubli du martinet s’était ajouté celui du savoir-vivre.

J’avais beau propager mes rayons d’amour sans arrière-pensées malveillantes, j’étais toujours la cause de violents duels, que nul légume ni fichu n’aurait pu démêler.

Comme un homme, le cheval était en prise avec ses peines, ses surprises, ses passions. Seule une créature des mers y voyait encore un signe d’amour-propre, alors qu’un médium mondialement connu avait recours aux prouesses de l’industrie de la beauté, amoché mais convaincu que des traitements existaient. Le papillon pu finalement virevolter et pétiller à sa guise, mais il n’oublia jamais les trois voix de la sagesse, folie extatique de la pousse de barbe.

Par Donif - Publié dans : Dix verres et un peu plus...
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Lundi 14 juillet 2008 1 14 /07 /2008 13:48
Règle n°1 : Vous ne regarderez point quand on vous prendra en photo.

Règle n°2:  Vous n'abuserez point du mot "merci" (et surtout pas quand on vous dira "je t'aime!") .

Règle n°3:  Vous ne frapperai point votre fourchette contre vos dents.

Règle n°4:  Vous ne ferez point d'humour salasse devant un film dramatique.

Règle n°5:  Vous bannirez les expressions "lol" et "chelou" de votre vocabulaire.

Règle n°6
:                        -  à compléter -


Par Donif - Publié dans : Dix verres et un peu plus...
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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /2008 03:09

L’art d’amuser les dames n’est pas aussi futile qu’il semble l’être. Il demande minutie, rythme et organisation. L’homme le plus distingué pourra se ridiculiser par une anecdote mal placée, alors qu’un homme aux allures négligées provoquera l’hystérie, devant le même public et avec la même plaisanterie. Il convient donc de savoir manier la verbe avec élégance. Gageons que les gentlemen n’en manque pas.

            En soirée mondaine, il convient tout d’abord de regrouper un nombre suffisant d’oreilles féminines. Une femme de rang ne rit jamais autant que lorsque ses amies l’entourent. Cela lui permet d’exposer son esprit vif et éclairé. Ainsi, la pintade ne se gausse qu’en troupeau.

            Ceci fait, éloignez au plus profond du salon les hommes. La virilité perturbe atrocement ces dames, toujours à la recherche d’un œil approbateur de leur mari leur permettant de déployer leurs gosiers. De plus, il est nécessaire d’éloigner la concurrence. Le gentilhomme se doit d’être le seul met offert à ses proies affamées.

            Quand tout ceci fait, les femmes n’auront d’intérêt que pour vous. Elles feigneront discuter entre elles de sujets passionnants, mais elles auront en réalité une attention toute particulière à vos paroles, les seules qu’elles trouveront digne d’intérêt –je ne vous démontrerez pas que l’amitié entre femme n’est que sombre fumisterie, puisque chacun de vous en est d’hors et déjà convaincus- Notez que toute l’attention de ces dames a été obtenue sans qu’aucun son n’échappe des lèvres du jeune homme. Le fond a donc une moindre importance qu’on voudrait le laisser croire.

            Commencez votre discours par une anecdote accessible au esprit, partant d’une situation connue. Ces dames ont besoin d’être rassurées dans leurs fors intérieurs. Il est donc primordial qu’elle comprenne votre mise en bouche. Le récit d’un quiproquo simple fera l’affaire. Si l’effet n’est pas celui escompté, assénez une deuxième attaque de la même trempe. Si vous souriez, elles rieront facilement.

            La complaisance est votre plus fort atout. Jouez-en franchement, en expliquant qu’on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui. Elles acquiesceront niaisement, sur quoi vous pourrez affirmer que vous avez en horreur le rire méchant. Votre blason de gentilhomme en sera redoré, si cela était nécessaire.

            Si vous en êtes capable, vous pouvez glisser quelques mots d’esprits. La plupart ne comprendront pas, mais riront en feignant d’en saisir le sens. Votre esprit sera alors une qualité dont elles ne douteront plus.

Enchaînez rapidement sur une histoire personnelle où vous apparaîtrez ridicule. Par exemple, quand vous avez cherché votre stylo posé sur votre oreille. Ces dames aiment l’autodérision. Ainsi elles s’imaginent supérieures, et sont libérées de leurs contraintes bourgeoises. Désormais, attendez vous à des rires éclatants. Gardez un rythme soutenu.

Toutes les envolées lyriques sont possibles. L’ambiance détendue et vos nouveaux galons dans le monde bourgeois vous le permettent. Ne perdez pas une occasion de vous valoriser, en dissertant sur des personnages burlesques que vous auriez rencontrés au court d’un fastueux voyage dans une contrée éloignée, comme cet homme qui partait tous les ans en Australie avec sa femme, Lucette.

Alors, même les blagues enfantines sont permises. Il est d’ailleurs bon de clamer la chute quand les maris reviennent. Ils ne comprendront pas l’histoire, ces dames seront en liesse, et ils vous jalouseront pour la liberté de ton que leurs femmes vous autorisent. Ainsi, des plaisanteries de Kiwis parlants ou de poussins de 200 kilos brilleront par leurs simplicités. Ou l’art de comment faire rire avec un esprit limité.

Par Donif - Publié dans : Dix verres et un peu plus...
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Mercredi 23 avril 2008 3 23 /04 /2008 20:32




parce que le temps s'arrête...



sup3rfi-ciel










parce que les yeux en redemande...

Par Donif - Publié dans : Dix verres et un peu plus...
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